Mobilité
Impacts environnementaux
Le secteur des transports constitue un levier essentiel pour la lutte contre les changements climatiques. Alors que d'autres secteurs commencent à maîtriser la hausse de leurs émissions de CO2, les émissions imputables aux transports sont toujours à la hausse. En moins de 15 ans, les émissions du secteur ont augmenté de plus de 30% (niveau européen).
La responsabilité du secteur des transports dans les émissions atmosphériques est en effet loin d’être négligeable avec, par exemple, 54 % des émissions de NOx (oxydes d’azote) et 37 % des émissions de CO (monoxyde de carbone).
En France, les poids lourds, par leur flexibilité, leur rapidité et donc leur rentabilité, sont depuis de nombreuses années le maillon central du transport de marchandises : ils assurent 80 % des échanges commerciaux (régionaux et longue distance).
La pollution atmosphérique, générée en grande partie par les gaz d'échappement des automobiles, est la cause de 4876 décès par an en France. Les experts ont calculé que 6 à 11% des décès par cancer du poumon chez les plus de 30 ans sont dus à la pollution de l'air.
Un européen parcourt en moyenne chaque année 12 200 kilomètres par un mode de transport terrestre, contre 1 250 par avion. Avec 10 200 kilomètres parcourus par an et par personne, le transport en voiture individuelle est le mode dominant, contre 770 km par an en train.
En constante augmentation, le parc automobile français est aujourd'hui composé de plus de 35 millions de véhicules dont 70% sont des véhicules de particuliers. Cette forte croissance est en grande partie due au développement de la " multimotorisation " des ménages (plusieurs véhicules par ménage).
Il faut ajouter à cela la tendance actuelle des particuliers à privilégier les déplacements en voiture pour satisfaire leurs besoins croissants de mobilité. De plus, 50% des trajets en voiture sont des trajets de très courte distance (moins de 3 km) et ils demeurent très polluants.
Par ailleurs, l'usage grandissant de la climatisation (avec un taux d'équipement des véhicules neufs de 75%) devrait générer des surémissions de l'ordre de 20%.
Les améliorations technologiques et législatives réalisées dans le domaine de la construction automobile ont fortement diminué les émissions de certains polluants. Mais ces progrès techniques se sont avérés impuissants à réduire les émissions de gaz carbonique parce que celles-ci sont étroitement liées au volume de carburant consommé.
D'autant plus que le renouvellement lent du parc automobile (laissant en circulation des voitures anciennes plus polluantes) limite la diffusion des progrès technologiques.



