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Travaux/Construction/Rénovation

Impacts environnementaux

Les bâtiments sont responsables de 40 % des émissions de CO2, de 40 % de la consommation des ressources naturelles et de 40 % des déchets générés dans le monde. Ces impacts se répartissent sur toutes les étapes du cycle de vie des bâtiments : production de matériaux de construction, exploitation de ressources naturelles, transport des matériaux et ressources, construction neuve ou rénovation, exploitation du bâtiment, démolition.
En France, avec des émissions de plus de 120 millions de tonnes de CO2, soit 25% des émissions nationales, et une consommation de 70 millions de tonnes équivalent pétrole, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie et à l’origine d’une grande partie des rejets de CO2 nationaux. Le chauffage est à l’origine de l’essentiel de ces rejets et le développement récent de la climatisation accentue ce constat.
Construire un bâtiment provoque des impacts directs et indirects sur l’environnement à tous les niveaux de son cycle de vie : utilisation des matériaux, transport des produits, mise en œuvre des bâtiments, utilisation du bâtiment (fonctionnement, impacts en utilisation courante, maintenance, rénovation) et déchets en fin de vie (réutilisation, recyclage et valorisation énergétique).
Plusieurs analyses de cycle de vie de bâtiments (hors bâtiments de production) ont été réalisées. Celles-ci montrent que pour la quasi-totalité des ouvrages, la phase la plus impactant est l’utilisation, responsable à 38-70 % de l’impact global. Cela s’explique avant tout par l’impact du chauffage qui peut atteindre à lui seul 43 % de l’impact total d’un bâtiment. Ensuite vient la phase de rénovation (16 à 40 %) dont l’impact est essentiellement lié à l’usage de certains matériaux comme l’acier, le bois, le zinc, la laine minérale, le polystyrène, les dalles en plastique expansé, les tuiles, les mastics…
La phase de construction représente 11-25 % des impacts (acier, ciment…) puis viennent enfin les phases de démolition et de transport des matériaux qui représentent globalement 4 à 10 % de l’impact total.
Plus de 31 millions de tonnes de déchets de chantiers de bâtiment et 280 millions de tonnes de déchets des travaux publics (majoritairement des déblais), dont seulement 2/3 sont recyclés, sont produites chaque année en France.
Le bruit, la salissure, les poussières, les pollutions de l’air, la nocivité des produits et matériaux, l’intervention d’engins et autres véhicules, la pollution de l’eau et des sols sont autant d’impacts potentiels liés aux chantiers construction ou de rénovation.
Par exemple, les eaux de lavage des centrales à béton, des toupies ou des bennes à béton, constituées pour partie de laitance de ciment ou encore les 15000 tonnes d'huile de décoffrage utilisée chaque année au niveau national, finissent trop souvent dans les sols et dans les nappes phréatiques.
En France, la consommation moyenne annuelle des bâtiments est de l'ordre de 400 kWh d'énergie primaire par m² dont 180 à 200 kWh par m² juste pour le chauffage.

La branche professionnelle du BTP compte près de 300 000 entreprises regroupant près de 1,4 million de salariés auxquels il convient d'ajouter plus de 100 000 intérimaires et plus 300 000 travailleurs indépendants. Le secteur du BTP demeure le secteur le plus dangereux : selon les statistiques de la CNAM, plus d’un accident mortel sur quatre survenu en 2004 a eu lieu sur un chantier.
La manutention d’objets et les chutes sont responsables de 65% des accidents avec arrêt.
Selon des statistiques officielles de l’assurance maladieen 2006, près de 127 000 salariés de la construction ont été victimes d’accidents du travail. Parmi eux, 158 ont perdu la vie, c’est 55 de plus qu’en 2005. Autre chiffre alarmant, « l’indice de fréquence » des accidents avec arrêt de travail est en hausse de 30 %. Les maladies professionnelles sont en forte hausse.
Par secteur d’activité, le bâtiment est premier au hit-parade des fraudes relevées par l’inspection du travail. Les infractions portent sur du travail dissimulé pour les deux-tiers (salariés non déclarés), des prêts illicites de main d’œuvre (14 %) et l’emploi d’étrangers sans titre de travail (14 %). Lors des contrôles effectués, 13,9 % des entreprises étaient en infraction. Avec des contrôles plus nombreux (26 000 au lieu de 17 200) sur la même période en 2006 et un « meilleur ciblage des contrôles », le nombre d’infractions constatées a explosé de 136 % (à 3 647) en un an.
Le secteur de la construction est l'un des plus importants de notre activité économique mais, avec plus de 16 % des accidents du travail et des maladies professionnelles pour à peu près 7 % des effectifs, il reste un secteur à haut risque bien qu'il ait divisé par plus de trois le nombre de ses accidents mortels au cours des trente dernières années.Les professionnels de la construction partagent des spécificités qui les différencient des autres secteurs industriels : chaque ouvrage est un produit unique, les entreprises doivent adapter rapidement leur système de production aux résultats des appels d'offres et gérer les aléas liés à la programmation des maîtres d'ouvrage, aux choix architecturaux, aux conditions climatiques, géologiques et environnementales... Ces caractéristiques contribuent à un risque d'accidents du travail élevé par rapport aux autres secteurs d'activité du régime général. C'est pourquoi la participation de tous les intervenants à l'acte de construire aux actions de prévention est indispensable.

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